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Revue de presse


Engouement des jeunes pour la formation au métier de guide touristique à Alger

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ALGER - Le métier de guide touristique suscite un vif intérêt auprès de nombreuses personnes, notamment les jeunes désirant consolider leurs connaissances dans les domaines de la culture et de l'histoire pour exercer ce métier au niveau des sites archéologiques et historiques, a indiqué à l'APS la présidente de l'association "Chabab, Mawahib wa Afak", Nacera Douaghi.

 

Lancée en février dernier, cette session de formation a regroupé 30 membres de l'association ayant bénéficié de sorties sur le terrain au niveau de différents sites archéologiques aussi bien à Alger qu'ailleurs, a précisé Mme Douaghi qui supervisait cette session.

 

Cela reflète le grand intérêt porté par ces membres au métier de guide touristique, a-t-elle estimé.

 

Cette formation "gratuite", assurée par des experts en art, en histoire et en archéologie, a pour objectif l'organisation de ce métier afin qu'il soit exercé par des spécialistes et se veut une occasion pour leur ouvrir des perspectives à une activité professionnelle à l'avenir dans le cadre des mécanismes de renforcement des micro entreprises, a fait savoir Mme Douaghi.

 

Le métier de guide touristique peut contribuer à la promotion de nombreuses destinations touristiques et culturelles dans la capitale et sa périphérie dans le cadre d'activités associatives organisées. Le guide spécialisé devra assurer un service de haut niveau moyennant un tarif "raisonnable" ne dépassant pas 600 DA.

 

Les sorties de terrain ont englobé plusieurs sites et monuments, à l'instar de la Casbah et du musée du Bardo, en sus de sorties organisées hors Alger comme les cités romaines à Tipasa et Cherchell, a-t-elle ajouté expliquant que lors de ces sorties, des informations historiques "précises" et des orientations méthodiques et pratiques concernant la manière de traiter les touristes étrangers et locaux ont été données.

 

De son côté, le conservateur de patrimoine et encadreur de cette session, Boualem Belachhab a mis l'accent sur une série de "conditions que doit remplir le guide touristique", notamment une connaissance de la cartographie des sites culturels et touristiques de la wilaya, une connaissance suffisante du plan des moyens de transport disponibles, le respect des touristes et la maitrise des langues étrangères pour faciliter la communication avec les touristes étrangers.

 

Concernant sa mission d'encadrer les guides touristiques à l'avenir, M. Belachhab a affirmé que cette activité "n'exige pas d'avoir un diplôme en histoire ou en archéologie, mais nécessite, plutôt, de la crédibilité dans le travail et la capacité de gérer un groupe de touristes tout en offrant la possibilité de communiquer la bonne information, que ce soit grâce à ces connaissances personnels ou en faisant appel à un spécialiste sur les lieux".

 

S'agissant des tarifs appliqués actuellement par des groupes de jeunes activant sur les pages de Facebook qui organisent des visites touristiques à la Casbah et aux musées d'Alger, lesquels varient entre 1.000 et 1.500 Da par personne, le même responsable a précisé qu'"aucune grille de tarifs n'est fixée par la Direction du Tourisme".

 

De son côté, Pr. Faiza Riach (Université d'Alger 3 et direction de l'association "patrimoine Djazayerna"), a estimé que les centres de formation professionnelle et les instituts spécialisés, qui consacrent une formation à moyen terme (4 mois seulement), "offrent une formation générale et accessible aux personnes ayant le niveau de 3e année secondaire, dont la majorité préfèrent choisir le  tourisme sportif, naturel, culturel et médical.

 

Contrairement à ce qui a été déjà dit, Mme. Reyache a affirmé que les conditions d'exercice de l'activité de guide touristique aux niveaux local et national "sont fixés dans le décret exécutif 06-224 du 21 juin 2006". Il s'agit d'un exercice autorisé par le ministère chargé du tourisme après approbation de la demande du concerné remplissant les conditions requises (notamment l'acquisition d'un diplôme supérieur en matière d'histoire, d'arts, d'archéologie, de sciences naturelles ou encore d'architecture outre la maitrise, par le concerné de plus d'une langue).

 

En effet, les guides touristiques praticiens, a-t-elle poursuivi, "ne jouissent d'aucune conditions", en plus de leur nombre insuffisant au niveau des musées et des sites qui font recours aux attachés de conservation et de conservateurs de patrimoine pour présenter des explications aux visiteurs.

 

Evoquant l'importance des cycles de formation organisés par certaines association actives sur le terrain, l'experte estime qu'il s'agit d'un "pas positif" qui devrait être valorisé en assurant les conditions prévues par la loi leur permettant de bénéficier des autorisations nécessaires pour l'exercice de cette activité, appelant, dans ce sens, à l'impératif de "prendre en charge le grand nombre d'étudiants diplômés en archéologie et conservation du patrimoine pour leur permettre de contribuer à la promotion matériel de manière correcte".

 

Publié par l’APS le : Jeudi, 20 Juin 2019


24/06/2019
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El-Oued: pour l’intégration de l’apiculture dans la nomenclature de la formation professionnelle

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EL-OUED - Un chercheur spécialisé dans l’apiculture en régions sahariennes a plaidé, mardi à El-Oued, pour l’inclusion de cette spécialité dans la nomenclature des filières de la formation professionnelle, au regard de la vocation agricole de la wilaya.

 

Intervenant lors d’une rencontre organisée dans la commune de Guemmar (15 km Nord d’El-Oued, en présence d’une trentaine d’apiculteurs et d’acteurs dans le domaine, Abdelhamid Soufat a mis en avant l’importance d’élargir les opportunités de formation à l’apiculture, à la satisfaction des jeunes désirant investir dans cette activité nouvellement introduite dans la région.

 

L’intervenant estime que l’élargissement des opportunités de formation constitue l’unique mécanisme à même de former des apiculteurs compétents et des investisseurs qualifiés capables de maîtriser cette activité, à savoir l’élevage d’abeilles et la commercialisation de produits mellifères.

 

De l’avis de ce chercheur, l’investissement dans le domaine de l’apiculture contribue au développement économique durable local et national, et est susceptible de développer l’agronomie saharienne.

 

Il a, à ce titre, mis l’accent sur l’utilisation des abeilles dans la pollinisation des cultures en zones sahariennes, eu égard à sa performance dans l’amélioration qualitative et quantitative de la production agricole des plantes à fleurs.

 

Dans le même contexte, et faisant part d’une croissance de la production agricole de 25% à 40% grâce à l’existence de ruches d’abeilles, l’un des plus ancien apiculteurs de la wilaya d’El-Oued a expliqué l’exploitation des abeilles dans la pollinisation par l’absence d’autres vecteurs (insectes) pour cette opération dans les régions sahariennes, du fait de divers facteurs tels que la sécheresse, l’absence d’humidité, les tempêtes de sable et la faiblesse du couvert végétal.

 

Salah Layech Bousbai a ajouté que l’apiculture a connu un essor remarquable dans plusieurs communes de la wilaya d’El-Oued qui s’est traduit par la réalisation de différents produits mellifères, dont les variétés de miel "Bouguerbaya", "El-Merakh" et autres, propres à la région.

 

Cette rencontre vise l’examen des voies d’organisation et de structuration des apiculteurs dans la wilaya, pour leur permettre de soulever leurs préoccupations, ainsi que d’organisation de rencontres de sensibilisation entre apiculteurs et agriculteurs.

 

Publié l’APS le : Mardi, 28 Mai 2019


06/06/2019
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Tizi-Ouzou, une wilaya engagée dans la restructuration de la filière oléicole

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TIZI-OUZOU - La wilaya de Tizi-Ouzou s’est engagée ces dernières années dans un processus de restructuration de la filière oléicole, visant à améliorer qualitativement et quantitativement la production en huile d’olive.

 

Région montagneuse à vocation arboriculture fruitière, Tizi-Ouzou offre un terroir idéal pour le développement de culture de l’olivier, a observé le directeur local des services agricoles (DSA), Laib Makhlouf, qui a tracé à son installation un plan d’action pour atteindre cet objectif en faisant participer à cette démarche l’ensemble des intervenants dont les professionnels, les organisations professionnelles, les instituts de formation agricole (ITAFV, ITMAS) et l’université.

 

Pour la mise en place d’une stratégie de développement de cette filière, la DSA a organisé une série de réunions, clôturée par une journée technique sur la "Situation de la filière oléicole : contraintes et perspectives" tenue en juillet 2018 à l’Institut de technologie moyen agricole spécialisé en agriculture de montagne (ITMAS) de Boukhalfa, pour faire le diagnostic de la filière afin d’arrêter les points forts à valoriser et les erreurs dans le processus de production à corriger et ce, dans le perspective d’améliorer la production en huile d’olive ainsi que sa qualité, a indiqué à l’APS M. Laib.

 

Des recommandations ont été prises lors de cette journée et dont l’application sur le terrain a commencé à l’occasion de la saison 2018/2019. Le 2 mai dernier, une rencontre régionale sur le développement de la filière oléicole en Algérie qui a regroupé des spécialistes de la filière, qui a eu lieu à l’ITMAS, a été l’occasion de peaufiner le plan de promotion de l’oléiculture. Ce Plan de développement de la filière oléicole s’articule autour de deux axes principaux pour améliorer la qualité de l’huile produite et augmenter la production. L’amélioration de la qualité de l’huile exige respect de certaines pratiques notamment concernant la récolte (à la main au lieu du gaulage), la cueillette des fruits à temps lorsque la couleur des olives est verte tirant vers le violet, le stockage des fruits dans des caisses plutôt que de les entasser dans des sacs en plastique ou autres contenants pouvant causer le confinement et l’altération de la qualité des olives par des moisissures, et de les triturer dans les meilleurs délais idéalement 48h après la récolte.

 

L’amélioration du rendement en olive passe par l’entretien des oliveraies, la pratique de la taille de fructification qui favorise l’augmentation de la production, l’extension des vergers par la réalisation de nouvelles plantations mais surtout par l’intensification du greffage d’oléastres, a indiqué le DSA qui a observé que "le greffage est une action à privilégier car elle permet d’avoir des arbres robustes qui s’adaptent au terroir local".

 

Passer de 38 650 ha à 50 000 ha de superficie oléicole en 5 ans

 

L’augmentation de la superficie oléicole est un des objectifs du plan d’action de la DSA pour développer la filière oléicole à Tizi-Ouzou, une région oléicole par excellence de par son relief montagneux qui se prête à des plantations rustiques et qui recèle un savoir-faire, des potentialités, un parc huilerie et un nombre d’oléiculteurs importants. A ce titre, la DSA a prévu d’augmenter dans les 5 prochaines années la superficie du verger oléicole locale qui est actuellement de 38 650 ha, à 50 000 ha, a annoncé M. Labi.

 

La chargée de la filière oléicole à la DSA, Hadji Samia, a observé que l’oliveraie de Tizi-Ouzou dominée par la variété Chamlal (qui occupe 90% de l’oliveraie de la wilaya), occupe 70 % de la superficie arboricole de la wilaya. Le nombre des exploitations oléicoles est de 39 181, avec une taille moyenne de moins de 2 ha/exploitation.

 

Un objectif qui sera atteint grâce au programme de plantation et de greffage accordé à la wilaya par le Ministère de l’Agriculture, du développement rural et de la pêche, sur la base d’une demande des agriculteurs. Ce programme porte sur le greffage de 181 000 plants d’oléastres et la plantation de 340 000 oliviers. Ces deux opérations ont nécessité la mobilisation par les pouvoirs publics sur le "Fonds national de développement rural et d’appui aux éleveurs et aux petits exploitations agricoles", d’une enveloppe totale de 95,240 millions de DA, selon les chiffres communiqués par la DSA.

 

En plus de l’augmentation de la superficie oléicole, il est aussi prévu d’améliorer le rendement en huile par olivier, a souligné M. Laib. Selon ce responsable, un olivier produit quatre litres d’huile. La wilaya de Tizi-Ouzou compte plus de 4 415 263 oliviers. "Si nous parvenons à augmenter le rendement d’un litre par arbre et obtenir 5 litre d’huile par olivier au lieu de quatre, nous obtiendrons 4 millions de litres d’huile supplémentaires. Ainsi, la production de la wilaya passera de 12/13 millions de litres d’huile/an, à 17 voire 18 millions de litres/an", a-t-il insisté.

 

Cet objectif peut être réalisé par la pratique de la taille de fructification, l’entretien des vergers, la lutte contre les ravageurs, mais aussi en récoltant rapidement les fruits à la main pour ne pas abimer les bourgeons de la prochaine saison, a-t-il expliqué. Les instituts spécialisés tel que l’Institut technique de l’arboriculture fruitière et de la vigne (ITAFV) et l’ITMAS, l’université et les conseils interprofessionnels qui sont des partenaires de la DSA, seront mis à contribution dans cette démarche, a-t-il dit.

 

La DSA ambitionne aussi de réduire à son minimum le phénomène de saisonnalité et ce, à long terme, grâce aux bonnes pratiques culturales et de récolte, un travail de sensibilisation et de formation de longue haleine pour inciter les oléiculteurs à changer certaines pratiques qui nuisent au rendement, ayant déjà été entamé.

 

Selon Mme Hadji, ce phénomène d’alternance de la production caractéristique de l’olivier est un phénomène physiologique qui est accentué par plusieurs facteurs dont le manque d’entretien des vergers (fertilisation, taille, travaux du sol, traitements phytosanitaires et irrigation), l’utilisation du gaulage (destruction des jeunes pousses porteuses de la prochaine production), des conditions climatiques défavorables.

 

L’ITMAS de Boukhalfa, considéré comme un acteur incontournable dans cette démarche, participe à cet effort en assurant régulièrement des formations en oléiculture sur plusieurs thématiques, a rappelé le directeur de cet établissement, T'amène Saïd. D’ailleurs, c’est en raison de son implication "effective" dans la promotion de l’agriculture et de la filière oléicole notamment que cet institut a été proposé par l’ITAFV pour abriter un laboratoire d’analyse et de certification de l’huile d’olive, a ajouté M. T'amène.

 

Ce volet formation a été aussi une des principales préoccupations du Conseil interprofessionnel oléicole de Tizi-Ouzou, qui a créé en janvier dernier, cinq champs-écoles sur l’oléiculture ayant pour but l’amélioration de la production oléicole locale. Ces écoles-au-champs sont implantées dans les localités de Makoua, Béni Douala, Aziza, Boghei et Mâatkas.

 

Il s’agit de sites de formation et de démonstrations régionaux au profit des agriculteurs qui pourront y apprendre les bonnes pratiques pour améliorer la rentabilité de leurs oliveraies et produire une huile de qualité. Ils sont animés par des spécialistes qui assurent des cours sur plusieurs thèmes dont la fertilisation, le labour, l’irrigation, la taille, le traitement phytosanitaire et la récolte, a expliqué le président de ce Conseil, Mourad Abdel.

 

Le développement de la filière oléicole et notamment de la qualité de l’huile d’olive pour qu’elle soit aux normes défini par le Conseil oléicole international (COI) pour la production d’une huile vierge et extra vierge, permettra à l’huile algérienne de se placer sur le marché internationale, a observé Labi Makhloof.

 

Dans cette perspective, la DSA a déposé auprès du ministère de tutelle, en décembre 2018, une demande de labellisation pour l’obtention du label d’Indice géographique (IG) de l’huile d’olive des Ath Ghovri sous la dénomination géographique "Achvali n’Ath Ghovri". Elle concerne l’huile produite dans une aire géographique englobant neuf (9) communes réparties sur les daïras de Bouzguène et d’Azazga et présentant un potentiel oléicole de 3 294 ha d’oliveraies, 41 huileries et une production annuelle moyenne de plus de 1,5 million de litres d’huile d’olive, a rappelé Mme Hadjih, membre de la commission de labellisation.

 

Cette labellisation implique les producteurs (oléiculteurs et oléifacteurs) dans un processus de production d’une huile aux normes internationales à travers un cahier des charges définissant l’itinéraire technique de production, telles que la taille, la récolte qui doit se faire selon les normes pour obtenir une huile vierge ou extra vierge, la période de récolte qui doit se faire au stade véraison du fruit (vert-violet), le stockage dans des caisses, une trituration qui doit intervenir dans un délais idéal de 48h, le processus de trituration dont le malaxage qui doit se faire entre 30 et 45 minutes et à une température de 27 à 28 C , a-t-on appris de même source.

 

Le directeur local des services agricole, qui a rappelé que des exportations d’huile d’olive produite à Tizi-Ouzou ont déjà eu lieu à titre individuel, a souligné que l’organisation de la commercialisation pour aller vers l’exportation est le dernier maillon de ce plan de développement de la filière oléicole. Pour cela, il a insisté sur l’importance de la mise en place de coopératives qui vont acheter l’huile aux producteurs adhérents et assurer un suivi des pratiques de production.

 

Publié par l’APS le : Mardi, 21 Mai 2019


06/06/2019
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La filière apicole peut générer 4 milliards DA chaque année des produits de la ruche

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MOSTAGANEM - La filière apicole peut générer chaque année près de 4 milliards DA des différents produits de la ruche, a soutenu, mercredi à Mostaganem, le formateur et spécialiste en apiculture, Abdelmadjid Bouchareb.

 

Lors d’une rencontre de formation sur les techniques d’élevage de la reine et de production de la gelée royale,  M. Bouchareb a souligné que les 200.000 apiculteurs au niveau national disposant de plus d’un million de ruches peuvent totaliser 4 milliards DA de revenus du miel, de la gelée royale, de la gomme, de la cire, du pollen,... à condition de jouir d'une formation dans ces domaines.

 

Il a fait remarquer, dans ce sens, que 70 % des apiculteurs algériens sont des jeunes ignorant les techniques de production de ces produits importés dont surtout la gelée et la gomme, alors que même un débutant peut produire, à moins du formation en la matière "La formation des jeunes apiculteurs dans ce domaine contribuera à la baisse de la facture d’importation des produits de ruches et à la création de 10.000 nouveaux emplois dans cette filière". a affirmé M. Bouchareb, faisant savoir que le miel algérien est l’un des meilleurs aux marchés internationaux en raison de sa faible teneur en eau et en acidité et du taux élevé d'enzymes.

 

Cette rencontre de formation de quatre jours (12-15 décembre) est destinée à 40 jeunes de 10 wilayas, selon la chargée d’organisation, Abboud Inès Yousra.

 

Organisée par la fondation méditerranéenne de développement durable "Djanattu El Arif" pour la 4e année consécutive, cette rencontre vise à former des apiculteurs en techniques de production de la gelée royale, d'élevage de la reine et à accompagner les micro-entreprises activant dans la filière apicole.

 

Publié l’APS le : Mercredi, 12 Décembre 2018


06/06/2019
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Ouargla: formation de jeunes dans la vannerie à base de dérivés du palmier

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OUARGLA - Une trentaine de jeunes de la wilaya d’Ouargla vont bénéficier de sessions de formation dans les métiers de vannerie à base de dérivés du palmier, notamment le meuble, une des activités traditionnelles de la région, a-t-on appris lundi de responsables de l’association du ksar d’Ouargla pour la culture et la réforme.

 

Cette opération de formation, qui profitera à des jeunes des deux sexes, sera lancée prochainement dans des modules de construction traditionnelle et d’ameublement à base de dérivés de palmier, à travers des sessions de 18 mois, englobant des cours théoriques et pratiques, a précisé le président de l’association, Hocine Boughaba.

 

Initiée au niveau de l’association, en coordination avec le centre de formation professionnelle "Slimane Omar" de la commune d’Ain El-Beida, cette initiative permettra aux stagiaires de s’approprier des métiers ancestraux, dont la fabrication des meubles et produits domestiques à partir de dérivés du palmier, et l’exploitation et l’utilisation de matériaux de construction locaux.

 

Retenue dans le cadre d’une convention entre l’association et le secteur de la formation professionnelle, cette opération, encadrée par des formateurs du secteur de la formation, permettra aux stagiaires de s’armer au terme de leur formation d’un certificat d’aptitude professionnelle représentant l’acquisition d’un savoir-faire traditionnel sur ces activités séculaires et les anciennes techniques d’usage de matériaux locaux pour la restauration du vieux bâti.

 

Selon le président de l’association, Hocine Boughaba, l’opération, inscrite dans le cadre du mois du patrimoine (18 avril-18 mai) et du programme d’appui à la protection et la valorisation du patrimoine culturel local, vise l’exploitation des produits locaux, notamment le palmier, dans la confection d’articles d’ameublement (tables, chaises et autres) et de vannerie.

 

Cette démarche constitue un soutien et une contribution à la promotion des activités liées à l’inventaire et la préservation des biens culturels, à travers la formation et la qualification de la main-d’œuvre et son implication dans la protection du patrimoine de la région, a-t-il ajouté.

 

Des artisans s’emploient à pérenniser les anciens métiers 

 

De nombreux artisans d’Ouargla s’adonnent encore à la vannerie, à base de dérivés du palmier, en confectionnant une panoplie de produits et d’articles, avec pour objectif de pérenniser ces métiers anciens et les léguer savamment aux futures générations.

 

Melle. Aicha Ziane, artisane en vannerie et articles de décoration, a estimé que cette activité, héritée des aïeux, constitue une source vivrière pour nombre de familles, notamment dans la région agricole enclavée d’Oum-Erraneb, commune de Sidi-Khouiled, où des dizaines de femmes aux foyers s’efforcent d’assurer la relève et la pérennité du métier.

 

Des ustensiles, dont des plats, différents formes et volumes, et des couffins sont exposés par cette artisane pour qui ce métier requiert une dextérité et une concentration, de la patience et de la passion, en déplorant, toutefois, les contraintes entravant le développement de ces activités et qui risquent d’hypothéquer leur avenir.

 

Ces contraintes sont liées notamment au manque de main-d’œuvre qualifiée, la difficulté de commercialisation des produits et les prix dérisoires des objets par rapport aux efforts fournis, obligeant plusieurs artisanes à renoncer à cette activité au détriment d’autres.

 

"La confection de certains produits peut durer plus de 60 jours pour être cédé enfin à un prix de 2.000 DA, une évaluation loin d’être proportionnelle avec les efforts fournis, alors que son prix réel ne devrait baisser en dessous de 7.000 DA", a estimé, à titre d’illustration cette artisane qui jouit d’une vingtaine d’années d’expérience.

 

Melle. Ziane a, à cette occasion, appelé à prévoir des sessions de formation dans cette activité et a espéré l’ouverture d’espaces d’exposition et de commercialisation de ces produits, créneau porteur pour le tourisme saharien.

 

Des artisans de la région s’emploient à développer la vannerie par la création de nouveaux produits de diverses formes et motifs dans le but de redorer le blason de ce métier, une des caractéristiques de la culture et du patrimoine local.

 

Source : Article publié par l’APS le lundi 6 mai 2019


06/05/2019
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